jeudi 24 avril 2008

Les Belles Pierres de Claire Naudin & Prieuré Roch

Lundi, alors que j’effectuais une nouvelle expérience dans l’un de ces Bars à Vins tendance du quartier de République, je me suis une fois de plus retrouver en état d’orgasme culinaire. A mon grand regret, cet énième article devrait à nouveau inciter certains des lecteurs de ce blog, à me classer définitivement dans la catégorie des Bourgogne intégristes. Pour ma défense, j’aimerais bien leur dire que je me soigne, ou que j’essais de faire une thérapie afin d’empêcher mes sens de m’envoyer des stimuli trop forts lorsqu’il m’arrive de sentir ces effluves de roses, de groseilles ou de cerises, mais malheureusement, ces fameux élixirs à la teinte rubis incomparable attisent tellement ma sensibilité que je ne peux rien faire d’autre, à part utiliser ce blog comme exutoire. Au moins, peut-être arriverais-je par ce biais, à vous faire aimer ces fameux élixirs bourguignons ? Voire, à vous faire comprendre la quête spirituelle dans laquelle s’est lancé l’abominable responsable de cave du restaurant je thé…me, depuis qu’il a été initié à ces cuvées, dont la quintessence s’exprimait déjà, dès les premiers balbutiements des Abbayes cisterciennes du Moyen Age ? Enfin, vous l’aurez peut-être compris, il y a bien quelque chose de réligieux dans le vin, qui tient de la quête du Graal. En effet, il s’agit d’une entreprise bien fastidieuse que de rechercher la cuvée suprême, apte à faire chavirer nos sens. Et dans ce registre, il faut bien avouer que les vignerons bourguignons ont à l'instar de leurs ancêtres cisterciens et bénédictins, activement participé à cette quête en édifiant ces immenses cathédrales sensorielles, où chacune de leurs plus belles pièces viticoles devenaient les pierres angulaires servant de repères à ces aventuriers du divin breuvage, perdus dans les arcanes de l'immense édifice abritant le graal idéal.

Pour ma part, ma récente rencontre avec Le Clos des Corvées 2000 (qui n’en était pas une) du Prieuré Roch et les Orchis Masculata 2005 & 2006 de Claire Naudin, a eu le mérite de m'éclairer un peu plus, sur la nature supposée de mon Graal idéal. D’une grande pureté l’une comme l’autre, elles m’ont véritablement frappé par leur richesse et leur caractère naturel, pas étonnant, lorsqu’on sait que les domaines sont très attachés à respecter la nature des vins, en limitant notamment leur usage de soufre. Au final, cette démarche est plus que salutaire pour les vins, car ils se révèlent à l’amateur, au travers de leur minéralité, de leur douceur et de ces arômes végétaux et fruités, oscillant entre la rose, la cerise et la groseille. Évidemment, je me doute bien qu’après pareil éloge, il vous tarde de découvrir ces divins élixirs. Rassurez-vous, il n’aura même pas fallu une demi-journée au responsable de cave du restaurant je thé…me pour se décider à les adopter. Ainsi, dès la semaine prochaine, vous aurez l’occasion de découvrir pas moins de quatre cuvées de Claire Naudin au restaurant. En revanche, en ce qui concerne les vins du Prieuré Roch que nous commercialisions déjà, il faudra attendre au moins jusqu’à la rentrée de septembre, pour les retrouver à notre carte.


Sur ce, dans l’espoir de partager avec vous une dégustation des vins du Domaine Henri Naudin-Ferrand au restaurant, je vous souhaite bon vent.

GRAAAL ! GRAAAL ! Où es tu ?

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Restaurant Je Thé...me - 4, rue d'alleray - 75015 - Paris - France
Tel : 01.48.42.48.30 - Fax : 01.48.42.70.66
Ouvert du Mardi au Samedi - Midi & Soir
© Roland Gourmet SARL

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